Alexandre Viallate, "Et c'est ainsi qu'Allah est grand"


Alexandre Viallate, "Et c'est ainsi qu'Allah est grand"
Pocket | 1992 | ISBN: 2266030124 | French | EPUB | 315 pages | 0.2 MB

Étrange destin que celui d'Alexandre Vialatte… De son vivant, méconnu et célèbre : d'une part vénéré par un seul petit groupe d'initiés, d'autre part adulé par les milliers de lecteurs de "La Montagne" qui dévoraient ses chroniques quotidiennes chez le médecin ou le coiffeur.
Aujourd'hui, enfin reconnu par tous comme un écrivain de génie.
Explorateur des mots, capitaine au long cours de la grammaire et de la syntaxe. Vialatte donne ici ses lettres de noblesse à la chronique en embarquant sur son arche hommes, bêtes, choses, arts et bâtisses dont il étudie les édifiants rapports.
Nous le suivons, irrésistiblement aimantés par son humour. Nous évoluons avec délices dans les méandres de la langue française.
L'appel de ce magicien du verbe et la cocasserie de son monde sont irrésistibles.
Alexandre Vialatte, né le 22 avril 1901 à Magnac-Laval (Haute-Vienne) et mort le 3 mai 1971 à Paris, est un écrivain français.

Installé une première fois à Ambert (Puy-de-Dôme) avec sa famille en 1915, il rencontre en 1916 les frères Paul et Henri Pourrat, auxquels le liera une longue amitié, surtout avec le dernier. Cette amitié, ponctuée de nombreuses randonnées pédestres dans les monts du Livradois et du Forez, et d'une abondante correspondance, sera un peu de nature « filiale ».
Germanophone, il est de 1922 à 1928 secrétaire de rédaction de La Revue Rhénane en Allemagne, dans la zone occupée par les forces françaises. En 1938, il est professeur de français au lycée franco-égyptien d'Héliopolis, près du Caire.

Il s'engage en 1939 et est fait prisonnier en Alsace en juin 1940, ce qui provoque en lui un effondrement psychologique qui le conduit à l'hôpital psychiatrique de Saint-Ylie, près de Dole. Après avoir tenté de s'y suicider, il en sort en 1941. Cette expérience est relatée dans Le Fidèle Berger, roman du soldat qui sombre dans la folie à force de marcher et sera sauvé en pensant à la femme aimée. Son ami Henri Pourrat mentionne[1] « ce bourg où Vialatte, en se retrempant chaque jour dans le limpide étang des Escures, écrivit en trois semaines Le Fidèle Berger, et, c'est le plus étonnant des livres de guerre parus durant la guerre, le plus profond. Celui où la colère, l'humour, la simplicité, la fidélité nous parle de plus près ».

En 1948, il retourne à Ambert, puis s'installe à Paris (en face de la prison de la Santé). Il écrit, de 1952 jusqu'à sa mort, les 898 Chroniques publiées (sauf 10) dans le journal quotidien auvergnat La Montagne. Il finissait par ailleurs la plupart des articles qu'il rédigeait par la phrase : Et c'est ainsi qu'Allah est grand, sans aucun rapport avec le sujet de l'article, mais témoignant parfaitement de son humour particulier et anticonventionnel.